C'est sans doute la phrase que j'entends le plus souvent, parfois même avant de dire bonjour : « Je vous préviens, je ne suis pas photogénique. » Elle vient d'une maman qui a toujours été derrière l'appareil, d'un papa qui accepte la séance « pour faire plaisir », ou d'une future maman qui ne se reconnaît plus tout à fait dans le miroir. Si vous vous êtes reconnu, cet article est pour vous.
Je vais être franche : je ne crois pas vraiment à l'idée d'être « photogénique » ou non. Ce que je vois, en revanche, ce sont des personnes à l'aise et des personnes crispées. Et ça, ça se travaille — surtout de mon côté.
Pourquoi on ne s'aime pas en photo
Il y a une explication simple. Nous sommes habitués à notre reflet dans le miroir, donc à une image inversée de notre visage. Sur une photo, nous nous voyons comme les autres nous voient, et ce léger décalage suffit à nous déranger. Ajoutez à cela les selfies pris de trop près, sous une mauvaise lumière, avec un sourire forcé au dernier moment… et on finit par se convaincre que le problème, c'est nous.
Or une photo réussie tient surtout à trois choses : la lumière, l'angle, et l'émotion du moment. Les deux premières sont mon travail. La troisième, on la construit ensemble.
Ce que je fais pour vous mettre à l'aise
Je prends le temps. Les premières minutes d'une séance ne servent presque jamais à faire de belles images. On discute, on marche, je vous laisse vous habituer à ma présence et au bruit de l'appareil. Personne n'est détendu à la première seconde, et c'est normal.
Or une photo réussie tient surtout à trois choses : la lumière, l'angle, et l'émotion du moment. Les deux premières sont mon travail. La troisième, on la construit ensemble.
Je vous guide, sans vous figer. Vous n'aurez pas à deviner quoi faire de vos mains ou comment vous tenir. Je donne des indications simples et concrètes, souvent sous forme d'actions plutôt que de poses : marcher vers moi, se tourner vers votre enfant, remettre une mèche de cheveux en place. Le mouvement efface la raideur.
Je cherche l'interaction, pas la pose. Quand vous regardez votre bébé, que vous chatouillez votre fille ou que votre partenaire vous glisse une bêtise à l'oreille, vous oubliez l'objectif. C'est exactement là que naissent les images les plus vraies.
Je choisis la lumière qui vous flatte. En extérieur à Genève, je privilégie les heures douces de la journée et les zones d'ombre ouverte, qui adoucissent les traits. En studio, la lumière est pensée pour être enveloppante et naturelle.
Ce que vous pouvez faire de votre côté
Choisissez des vêtements dans lesquels vous vous sentez bien. Pas forcément les plus habillés, mais ceux que vous aimez porter. Si vous êtes à l'aise dans votre tenue, ça se voit.
Dormez bien et arrivez sans vous presser. Le stress de la route ou d'un retard se lit sur le visage. Prévoyez un peu de marge.
Pensez à quelqu'un plutôt qu'à vous. Pendant la séance, concentrez-vous sur les personnes qui vous accompagnent. Votre regard change immédiatement.
Dites-moi ce qui vous inquiète. Un profil que vous n'aimez pas, un complexe, une appréhension ? Partagez-le avant la séance. Je m'adapte, sans que personne d'autre n'ait à le savoir.
Acceptez de rire un peu bêtement. Les meilleurs sourires sont rarement ceux qu'on « fait ». Ce sont ceux qui nous échappent.
Pour celui ou celle qui « ne voulait pas venir »
Dans beaucoup de familles, il y a une personne qui traîne un peu les pieds. Souvent, c'est justement elle qui finit par me dire à la fin : « C'était beaucoup plus sympa que prévu. » Mon conseil : ne lui promettez pas une séance de poses interminables. Dites-lui plutôt que c'est un moment passé ensemble, avec quelqu'un qui s'occupe de tout. Et laissez-moi faire le reste.
On en parle?
Si vous hésitez à réserver parce que vous ne vous aimez pas en photo, écrivez-moi quand même. On en discute tranquillement, sans engagement, et je vous explique comment je peux adapter la séance à vous. Contactez-moi via ritasoares.ch, ou suivez-moi sur Instagram @ritasoaresphotographer pour découvrir des séances pleines de personnes qui, elles aussi, se disaient « pas photogéniques ».